Comment composer une musique électro ?

Cette question revient souvent chez les personnes souhaitant se lancer dans la composition et la MAO. Pour expliquer comment composer une musique électro, je vais diviser cet article en plusieurs parties.

Je vais commencer par le matériel adéquat pour pouvoir composer agréablement.

Ensuite, nous verrons le choix des logiciels / séquenceurs les mieux adaptés. Il faudra également déterminer quel style de musique électro vous souhaitez composer.

Pour finir, je vous expliquerais les bases à connaitre pour bien structurer son morceau et réussir une belle composition.

 

Comment composer une musique électro : Le matériel adéquat !

 

Avant de vous lancer dans la manipulation des potards, il vous faut le matériel qui détient ces fameux potards 😉

 

Home studio complet

 

Je vous rassure tout de suite, il n’est pas nécessaire de posséder tout le matos sur l’image du dessus pour se lancer dans la composition. Ce serait même contre-productif, et vous risquez de vous perdre à travers tous ces réglages.

Non. Le home studio idéal pour débuter correspondrait plutôt à celui-ci…

Home studio idéal pour se lancer dans la musique électro :

1- Un ordinateur

Toute personne se demandant comment composer une musique électro, doit savoir qu’un ordinateur est indispensable pour se lancer. Qu’il soit portable ou fixe, c’est à travers lui que tout va se faire et que tout sera branché.

C’est en quelque sorte la pièce maitresse du puzzle.

 

Fixe ou portable ?

 

Si vous composez et jouez de la musique électro uniquement chez vous, optez pour un ordinateur fixe. Un PC fixe de bureau est plus stable qu’un portable, et bien souvent, les processeurs livrés avec sont plus performants. Mais le plus gros avantage d’un PC fixe, c’est que vous pourrez le booster au fur et à mesure. Genre lui rajouter de la RAM, changer le processeur, le disque dur, etc.

L’ordinateur portable est souvent choisit pour ceux qui se déplacent fréquemment ou sortent jouer des lives dans des soirées. Il a l’avantage de la mobilité, mais en termes d’évolution et d’optimisation, il est très limité, et il faudra souvent opter pour changer tout le PC.

2- Une carte son externe

2ème pièce très importante de tout bon home studio qui se respecte.

Carte son externe

 

La carte son externe permet de soulager l’ordinateur en s’occupant de gérer l’audio entrant et sortant à sa place. Inutile d’acheter une carte son à 250€ pour commencer.

Je conseille de privilégier les cartes son externe avec branchement par USB. Ce sont les plus répandus. Si vous voulez déplacer votre matériel de temps en temps, il peut être pratique d’en prendre une en alimentation directe. C’est-à-dire qui ne nécessite pas d’alimentation supplémentaire que le câble USB.

Personnellement, j’ai opté pour la « Behringer U-phoria UMC22« . Classique, 2 entrées et 2 sorties, et surtout un temps de latence à faire pâlir les plus grosses cartes. Tout ça pour un prix modeste de 38,50€ sur Amazon.

3- Un clavier MIDI

Lorsque j’ai débuté en MAO il y a environ 8 ans, je n’avais que mon clavier d’ordinateur et ma souris pour composer. J’arrivais à sortir quelques trucs intéressants mais honnêtement, vous allez perdre un temps fou sans clavier midi. De plus, l’utilisation de ce dernier rend la composition beaucoup plus agréable.

 

Nektar LX49

 

Vous apprendrez même les bases du piano sans vous en rendre compte 😉

Quand j’ai investi dans un clavier, j’ai opté pour un clavier tout simple avec 49 touches piano, et 3-4 boutons et molettes de réglages. Je regrette un peu car j’ai dû acheter par la suite un petit contrôler avec pads et 8 potards pour faciliter mon utilisation.

Ce que je vous conseille donc, c’est de prendre un clavier qui possède déjà plusieurs potards et faders pour pouvoir contrôler vos réglages aisément. Un 49 touches piano est le bon compromis. Cela permet d’avoir accès à suffisamment de tonalités directement sans avoir à rentrer dans les réglages pour monter ou descendre d’une octave. Au-dessus de 49 touches, ça devient encombrant si vous n’avez que peu de place.

Voici le clavier midi qu’un pote à moi possède et que je compte acheter très prochainement : Le « Nektar impact LX49 » à 139€. Il possède suffisamment de potards et de faders pour assurer ses réglages et ses effets. De plus, il possède 8 pads qui peuvent servir en cas d’utilisation « live ».

4- Un casque et/ou enceintes de monitoring

Je risque peu-être de me faire taper sur les doigts par les puristes, mais je compose uniquement au casque. Je n’ai jamais eu d’enceintes de monitoring. Beaucoup de compositeurs l’affirment : les enceintes de monitoring offrent le meilleur rendu sonore possible.

Cependant, et je peux l’affirmer, il est tout à fait possible d’avoir un excellent rendu avec un bon casque. Surtout si vous débutez et que vous n’avez pas un budget suffisant.

 

Superlux HD68

 

Je vais donc vous conseiller un casque comme le « Superlux HD68 » qui offre une qualité d’écoute très bonne et relativement neutre. De plus, les coussins recouvrant les oreilles sont très bien isolés phoniquement. Très pratique si vous êtes dans un environnement ou il peut y avoir des bruits gênants.

C’est celui-ci que j’utilise depuis environ 3 ans, et j’en suis très satisfait.

 

Eh bien voilà, si vous vous demandez comment composer une musique électro, assurez-vous d’avoir ce matériel de base pour être productif 🙂

Passons à la suite…

 

Choisir son logiciel de MAO

 

Pas de composition possible sans un bon logiciel ou séquenceur digne de ce nom !

Si le choix est vaste, on peut déjà séparer les logiciels en 2 catégories : les payants, et les gratuits.

Pour les logiciels gratuits, il en existe des très bon et d’autres beaucoup moins bien. Vous pouvez déjà consulter mon article sur « le top 6 des logiciels de mao gratuits« , histoire de vous faire une idée.

 

Le logiciel de MAO Reaper !

 

Personnellement, mon choix s’est dirigé vers le logiciel payant FL studio. Je possède la version 10 qui pour moi est bien mieux que la 11 et la 12. Le choix du séquenceur est une histoire de préférences, donc il est parfois compliqué de conseiller un logiciel plutôt qu’un autre.

Les logiciels payants sont bien sûr plus fournis que les gratuits. Mais il faut savoir que le logiciel en lui-même ne fait pas tout. Vous pouvez y ajouter des VST (instruments virtuels) ou encore différents samples.

Et à ce niveau-la, croyez-moi, il y a le choix en VST et samples gratuits sur internet.

Je vous invite à télécharger notre pack de samples ou de VSTs, ainsi que le logiciel FL studio 10 dans notre rubrique « logiciels« . Pour pouvoir accéder à cette dernière, vous devez être membre et donc vous inscrire (gratuitement) pour y accéder. Vous pourrez également poster dans le forum une fois devenu membre 😉

Tiens, une autre évidence me vient quand on me demande comment composer une musique électro

 

Quel style de musique électro souhaitez-vous composer ?

 

Voilà un point important ! Sachez déterminer quel style électro vous fait vibrer !

 

Quel style vous fait kiffer ?

 

La techno ? La trance ? La psytrance ? La house ? Le dub-step ?

Il existe une multitude de styles de musique électronique. Tous ne nous plaisent pas forcément. Il est donc important que vous déterminiez le ou les styles que vous aimez le plus. Composer une musique qui vous plait sera d’autant plus motivant dans votre apprentissage.

De plus, un style de musique électro qui vous plait, c’est de la musique que vous devez écouter plus souvent que les autres. Donc indéniablement, votre oreille est déjà « rodé » pour apprendre à reproduire ce son. Vous saurez immédiatement si votre morceau sonne bien ou pas, en fonction des artistes que vous écoutez quotidiennement.

La difficulté entre les styles

A noter que certains styles de musique électro sont plus complexes que d’autres dans leur élaboration et dans leur structure.

Pour ma part, j’affectionne particulièrement la psytrance et la trance progressive. J’ai vite découvert que cette musique est compliquée dans sa structure. Beaucoup de sons et « FX » surgissant dans tous les sens et avec des fréquences variées. Bref, un joli casse-tête.

Mais je préfère vous rassurer, si vous aimez vraiment un style particulier, vous surmonterez la difficulté 🙂

Quand le morceau commence à sonner juste et qu’il vous fait pousser un smile sur le visage, composer deviens alors un réel plaisir.

 

Les bases d’un morceau réussit

 

 

Quand la musique est bonne !

 

Les instruments classiques d’un morceau électro

Bien évidemment, chaque morceau est unique. Mais on retrouve tout de même des similitudes dans la structure des principaux styles de musique électro.

Le kick :

C’est lui qui va donner le tempo. Le kick peu être assimilé au son de la grosse caisse d’une batterie. Un son court et dans les basses fréquences. C’est ce fameux kick qui donne le rythme et donne envie de danser.

Attention, un kick omniprésent sans coupure deviens vite « pesant ». Si vous écoutez la plupart des morceaux électro, il y a toujours des passages sans kick. Cela permet de poser le rythme et de repartir de plus belle après avoir fait monter la pression 😉

La ligne de basse :

Quand je parle de ligne de basse, j’ai tendance à dire que c’est ce qui permet « d’assoir confortablement l’auditeur / le danseur ».

Cette basse offre un sentiment de confort pour un danseur ou simple auditeur. Elle permet également de proposer une tonalité spécifique au morceau.

C’est comme dans un groupe, on ne parle pas souvent des bassistes, et pourtant si vous écoutez le même groupe sans basse… c’est pas terrible !

La basse donne de la consistance au morceau. Il peut être judicieux d’enchainer 2 ou même 3 lignes de basse différentes dans un même morceau, en veillant à garder une même tonalité.

Les percussions :

Le kick est une percussion. Mais dans cette catégorie, je parle des sons correspondant aux cymbales d’une batterie ou au charleston. En MAO, on appelle ça « clap, hat, snare, etc. »

C’est les petits sons percussifs sonnant dans des fréquences plutôt aigües. Il peut aussi y avoir des sons de djembé ou de triangle par exemple. Ces accompagnements vont enrichir le kick en donnant un rythme plus complet et plus précis.

Les nappes :

Une nappe, c’est un bruit de fond, aussi appelé bruit d’ambiance. Une nappe apporte de la douceur au morceau tout en créant une atmosphère particulière.

Bien souvent, on trouve une ou plusieurs nappes dans l’intro. Mais on peut aussi en trouver en plein milieu du morceau, et surtout dans les passages plus posés avant une montée.

Les sons mélodiques :

Ces sons regroupent plusieurs catégories.

On trouve les « leads », qui sont bien souvent des sons assez courts et répétés. On peut les comparer à un riff ou solo de guitare.

Les « arps » du mot « arpégiator ». C’est un son long joué en roulement. En gros c’est un son plat joué sur la longueur que l’on décortique et joue en arpèges pour lui donner plus de variations.

Les « plucks » qui sont des petits sons très courts et souvent aigües.

Il y en a d’autres mais je vous ai présenté ici les principaux que l’on retrouve quasiment à chaque fois.

La structure d’un morceau électro

La structure d’un morceau électro correspond presque à un morceau de musique avec instruments traditionnels.

On retrouve fréquemment l’enchainement suivant :

L’intro :

L’introduction doit intriguer l’auditeur et donner envie d’en entendre plus. Elle est très souvent suivie d’un effet de « montée » avant de lâcher le kick. On trouve souvent des nappes dans l’intro.

Montée : On ajoute des effets de plus en plus « pressants » avec un volume de plus en plus fort.

1er verse : Ici on lâche bien souvent le kick avec la ligne de basse. Quelques sons de clap et hat sur la fin.

2ème verse : Viens s’ajouter ici les sons mélodiques et toutes les percussions.

Descente : Un effet de descente à la fin du 2ème verse pour permettre de calmer le rythme avant une pause.

Pause ou Break : Le kick est bien souvent éteint ainsi que la basse. Des nappes viennent s’ajouter avec des fragments de mélodies.

Grosse montée : comme la première montée mais en ajoutant encore plus d’effet pour plus de puissance.

Verse 3 : On repart avec un kick et ligne de basse ainsi que les percussions et quelques mélodies.

Verse 4 : Tous les sons mélodiques et les nappes s’ajoutent pour former « l’apothéose » du morceau.

Descente puis fin : Descente assez rapide jusqu’à la fin du morceau.

 

Bien sûr, tous les morceaux ne sont pas identiques à ce schéma. Cette structure varie selon les styles et les influences de chaque compositeur. Mais de manière globale, on retrouve très fréquemment ce schéma.

Pour tout savoir sur comment composer une musique électro, il nous manque un dernier point.

Mixage et mastering

Je ne m’étendrais pas trop sur cette partie qui mériterait un article à elle seule. Mais je vais quand même brièvement vous expliquer pourquoi elle est importante.

En fait c’est surtout le mixage qui est important. En bref, mixer son morceau revient à bien séparer chaque instrument ou chaque piste afin de les entendre bien distinctement.

Il faut par exemple séparer les fréquences des instruments pour pas que 2 instruments empiètent sur la même fréquence. Il faut aussi séparer les sons dans l’espace. C’est-à-dire orienter certains sons plus à droite, d’autres plus à gauche ou au centre.

Il y a de nombreux paramètres. Ce n’est pas un travail très simple, mais il mérite d’être effectué. C’est le mixage et le mastering qui vont différencier un son de qualité « professionnelle » et un son « brouillon » ou amateur.

La mastering quant à lui, c’est un ensemble de réglages qui s’appliquent sur tout le morceau. Souvent, il se fait une fois le morceau exporté en fichier audio. Il consiste à rendre le morceau audible sur toutes les plateformes en adoptant une certaine homogénéité dans les réglages.

Un article sera rédigé spécialement pour le mixage et le mastering. Restez informés 😉

 

Pour conclure

 

Je vous ai montré les principales étapes pour savoir comment composer une musique électro. Il faut savoir que c’est un vrai « travail » de composer. Bien heureusement, lorsque ceci est passionnel, le travail se transforme en plaisir 🙂

Choisissez le bon matériel et le bon logiciel et entrainez-vous. Écoutez au maximum le style de musique que vous voulez composer, cela favorisera l’oreille musicale.

Surtout, gardez votre motivation !

Musicalement,

 

Valentin

Je m'appel Valentin j'ai 30 ans, et je nourris une passion pour la musique et plus particulièrement la composition. Joueur de guitare depuis une douzaine d'années, je me suis perfectionné également dans la MAO et l'utilisation de logiciels de compositions et d'enregistrements. Je souhaite partager avec vous mes connaissances, mais aussi en apprendre de nouvelles car on arrête jamais de se perfectionner en musique 😉

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