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Comment optimiser votre salle de répétition ?

Comment optimiser votre salle de répétition ?

Penchons-nous dans cet article sur un point important dans l’évolution d’un groupe de musique.  A savoir, comment optimiser au mieux votre salle de répétition. Rien de très sorcier, il suffit de respecter quelques conseils basiques.

On a tous connu ça, une grande motivation pour aller répéter avec ses potes, et soudain, catastrophe…

Le son produit dans votre salle de répétition ressemble à une usine de fabrication en plein fonctionnement. Impossible de s’entendre correctement, les oreilles commencent à saturer, et la motivation initiale commence à chuter.

Pas de panique, avec cet article, vous aurez au moins les bases pour éviter un son catastrophique. Je vais vous donner des conseils simples sur l’agencement de votre local, mais également pour régler vos instruments.

Attention ! Dans certains cas, les conseils donnés n’amélioreront que très peu (voir pas du tout) le son. Je parle des salles de répétitions ou locales qui ont vraiment une acoustique atroce.

Cependant ne vous inquiétez pas, je sais que nous sommes nombreux à répéter dans des greniers, caves, ou garages. Et rien n’est perdu pour autant.

Déterminez votre styles musicale et faites le point sur votre matériel

 

styles de musique

Et vous ? Vous jouez quoi ?

 

Pour commencer, votre style musical et le nombre d’instruments et de matériels va influer sur l’optimisation de votre salle de répétition.

En effet, entre un groupe de musique douce et un groupe de death métal, le niveau sonore et l’énergie dégagée va être différente. Par exemple pour la batterie, un batteur jouant dans un style plutôt posé n’émettra pas le même niveau sonore (et les mêmes pics sonores) qu’un batteur de punk rock ou de hard rock.

Il faut déjà prendre ça en compte pour pouvoir aborder les conseils qui vont suivre. Les réglages et agencements vont différer en fonction de votre style musicale.

Prenez aussi en compte le matériel nécessaire (amplis, batterie, clavier, sono…) et le nombre de musiciens et d’instruments.

OK. C’est bon vous avez déterminé tout ça ? Alors passons à la suite…

 

L’agencement de votre salle de répétition

 

salle de répétition

 

Un bon positionnement des sources sonores vous fera forcément gagner en qualité sonore. Tout commence par là à vrai dire. Afin que tout le monde puisse s’entendre correctement, voyons comment s’y prendre instrument par instrument.

(Je vais prendre l’exemple d’une configuration classique comportant une formation batterie, basse, guitare(s), chant)

La batterie

Généralement, on commence par installer le plus volumineux en premier, à savoir la batterie. Le mieux pour la batterie, c’est de la placer dans un angle de la salle de répétition. Elle devra être dirigée en direction de l’angle opposé.

Si vous avez suffisamment de place, il est judicieux de ne pas trop coller la batterie aux murs. Malheureusement, on a pas tous la chance d’avoir une superficie adaptée.

La basse

Le bassiste peut être positionné sur le coin à droite ou à gauche du batteur. Ceci afin de former un triangle avec lui et la guitare. Son ampli devra être tourné en partie vers le batteur et en partie vers le guitariste en face.

La (les) guitare(s)

La guitare rythmique se positionnera sur le coin du local en face du bassiste. Comme son collègue bassiste, il devra tourner son ampli à 50/50 entre le batteur et le bassiste.

Si vous avez un guitariste soliste, il est souvent préférable de le placer entre le bassiste et le batteur. De cette manière, il n’est pas collé au guitariste rythmique et les 2 ne risquent pas de se bouffer entre eux (les instruments, je n’ai pas l’intention d’inciter au cannibalisme).

Le chant

Si vous avez bien suivi, il reste un coin du local disponible. Il sera dédié au chanteur ou à la chanteuse. Les enceintes de sonorisation de la voix seront dirigés vers le batteur et aussi vers les guitaristes et le bassiste. Ainsi, tout le monde entendra bien le chant qui est la plupart du temps, l’élément que l’on met en avant.

Attention à ce que le chanteur reste derrière les enceintes. Et si possible (taille de la salle), l’écarter un peu des murs derrière lui. On va expliquer ce point juste après.

 

Les réglages appropriés pour optimiser le son

 

réglages ampli guitare

Comment régler tout ça ?

 

On attaque le 2ème point très très important d’une salle de répétition au son audible.

Une fois le placement des musiciens et de leur matériel effectué, il faut se pencher sur les réglages de chacun. Le but étant de laisser de la place à chaque instrument sur les bandes de fréquences ou il est le plus présent.

Ne partez pas tout de suite, je vais simplifier et éviter de rentrer dans des détails de MAO trop techniques 😉

Reprenons instrument par instrument :

La batterie

Pour le batteur, la plupart du temps en niveau amateur, les réglages sont vite terminés. En effet, bien souvent, la batterie n’a pas de micros pour être sonorisée, car le volume sonore produit est suffisamment fort. Je parle bien sûr dans le cas d’une batterie acoustique.

A moins que vous souhaitiez enregistrer, dans quel cas les micros peuvent être placés. Mais sinon, à part peu être retendre ses peaux, le batteur n’a que peu de réglages.

Par contre, dans les cas d’une acoustique de la pièce vraiment désastreuse, il peut s’arranger pour taper moins fort. Mais je suis bien conscient que dans certains styles de musique, c’est un peu comme demander à un métaleux d’aller à un concert de Booba.

Les instruments qui vont suivre, devront s’adapter au volume du batteur.

La basse

Le rôle du bassiste, c’est de produire les fréquences graves. Et donc afin de s’occuper uniquement de sa plage de fréquences graves, il devra baisser ses aigües de 40 à 60% suivant l’ampli. Ainsi, il laisse les aigües pour les guitares, ou les cymbales du batteur par exemple.

Une reverb peut être utilisée en fonction de la réverbération naturelle de la pièce. Dans des salles de répétitions amateurs non insonorisées, la réverbération naturelle est déjà importante et il n’est pas forcément nécessaire d’en rajouter, sous peine d’aggraver la situation.

L’ampli peut rester positionné au sol car les basses fréquences sont naturellement dirigées vers le bas.

La (les) guitare(s)

Le guitariste rythmique va commencer par surélever son ampli. Sois par un stand dédié à cette utilisation, ou bien simplement sur une chaise. En effet, jusqu’à preuve du contraire, nos pieds n’ont pas d’oreilles, et donc inutile de les arroser avec notre ampli. De cette façon, on évitera de monter le volume excessivement pour pouvoir s’entendre.

Pour les réglages de fréquences, baissez vos basses de 30 à 50%. Afin vous l’aurez compris, de laisser cette place au bassiste, mais également à la grosse caisse du batteur.

Comme pour le bassiste, une reverb devra être décidée selon la réverbération naturelle de la salle de répétition.

Le guitariste soliste quant à lui enlève également ses basses fréquences de 30 à 50%. A l’inverse du guitariste rythmique, il peut se permettre d’augmenter un petit peu ses médiums ou aigües pour le différencier du guitariste rythmique.

La reverb pour les solos de guitare est souvent bien apprécié et offre un bon rendu. Vous pouvez en appliquer davantage que le guitariste rythmique (attention toujours à l’acoustique de la pièce).

Le chant

On arrive au plus délicat. Le problème majeur du chanteur (ou chanteuse), c’est son micro.

Qui n’a jamais entendu cette douce mélodie qu’est le larsen ? C’est un peu la bête noire que l’on cherche à éviter à tout prix.

Les conseils de base sont d’éviter de placer le micro dans l’axe des enceintes. Cela permet déjà de diminuer grandement le risque. Cependant, le problème étant que nos pauvres petits locaux non isolés sont sujets aux réverbérations. Et ses réverbérations finissent par rentrer dans votre micro.

Donc comme dit précédemment, le micro devra rester derrière les enceintes. Mais le chanteur devra également s’il le peut, s’éloigner au mieux des murs derrière lui. Encore une fois à cause des réverbérations.

Sachez également que certains types de micros sont moins sensibles au larsen. Mais bien sûr, pour un bon micro de ce type, le prix n’est plus du tout le même.

 

Let’s Play !

 

Voila, je vous ai présenté quelques conseils simples pour améliorer vos répets et optimiser le son de votre salle de répétition.

Bien évidemment, cet article représente le cas d’une répétition de niveau amateur à intermédiaire. Les groupes les plus expérimentés et connus se payent le luxe de répéter dans des locaux isolés et insonorisés.

En revanche, si vous avez la possibilité d’effectuer des petits travaux sur votre salle de répétition, faites-le ! En faisant une cagnotte entre vous, vous pouvez vous en tirer pour un coût raisonnable. Mais surtout, vous en serez grandement récompensés si ceux-ci sont bien effectués.

Pour des informations sur l’isolation phonique, consultez mon article sur comment isoler phoniquement son home studio, qui est valable également pour votre local de répétition.

Sur ce, je vous souhaite de belles répétitions et d’y prendre du plaisir 🙂

Musicalement.

INFO : Place des Musicos va devenir « VT Production » !

L’aventure se termine ici, mais pas d’inquiétude, nous repartons de plus belle avec un site mieux conçu. Il n’y a encore que très peu de contenu dessus pour l’instant, mais vous pouvez déjà le consulter à ce lien : https://vtproduction.fr

M »étant développé dans la vente de sample packs, j’ai décidé de centraliser le tout sur un seul site. Ce dernier comprendra un espace blog avec des articles toujours basés sur apprendre à produire sa musique en autodidacte. Mais également une boutique en ligne avec mes packs de samples fait maison, et par la suite j’y intégrerais une page artiste pour y présenter mes compositions et reprises.

Espérant que cette évolution vous plaise 🙂


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Quelle guitare électrique choisir ?

Quelle guitare électrique choisir ?

Salut les Musicos ! De retour après ces fêtes de fin d’année, je vous ai concocté un article qui devrait éclaircir certaines questions. Quelle guitare électrique choisir ? Je vous réponds sans plus tarder en vous présentant les différents styles et leurs points forts ainsi que leurs points faibles.

Peut-être que tout le monde n’a pas encore dépensé ces étrennes. C’est pourquoi cet article vous sera utile pour ne pas acheter une guitare qui ne vous correspond pas 😉

Pour ceux qui souhaitent une comparaison avec des guitares acoustiques, jetez un œil à mon article sur quel type de guitare choisir !

C’est partit !

 

Quelle guitare électrique choisir en fonction de son style de jeu ?

 

 

Il faut déjà commencer par vous poser ces 2 questions avant de savoir quelle guitare électrique choisir :

 

Quel est mon style de jeu ?

 

C’est la 1ère question à vous poser.

Il y a des guitaristes qui sont plutôt rythmiques et adepte des accords barrés. Il y a les solistes qui ne jurent que par l’enchainement ultra-rapide des gammes pentatoniques.

On trouve aussi des préférences chez chaque guitariste en termes de son clair ou saturé. Là encore, il y a des guitares électriques qui sont plus dédiés aux son overdrive et distorsion que d’autres, et inversement.

Il faut déterminer également quel style de musique vous fait vraiment kiffer (oui c’est le nouveau verbe à la mode, je kiffe, tu kiffes, il kiffe…). Mais aussi le style de musique que vous aimez reprendre à la guitare, et sur lequel vous vous sentez à l’aise.

Vous avez déjà un bon élément de réponse à la question quelle guitare électrique choisir !

 

Quelle utilisation vais-je en faire ?

 

Est-ce que votre guitare sera du genre à rester essentiellement chez vous dans votre home studio ? Ou bien vous faites déjà des prestations sur scène, et vous souhaitez la trimballer partout avec vous ?

En effet, vous l’aurez compris, le premier argument va être le poids. Certaines guitares sont plus lourdes que d’autres, et leur utilisation en concert n’est pas recommandé à des personnes souffrant de mal de dos.

Croyez-moi, un concert qui dure plus d’une heure et demi, c’est pas le top avec une guitare lourde.

La solidité de la guitare électrique et la qualité de l’assemblage des pièces est aussi un critère de choix. Pour une guitare qui reste chez vous dans votre chambre, cela peut passer. Mais pour l’emmener à vos concerts, mieux vaut anticiper une guitare qui tiendra le coup.

 

Les différents styles de guitare électrique

 

Nous y voila !

Je vous présente sans plus tarder les différences entre les styles et catégories de guitares électriques.

Quelle guitare électrique choisir ? La réponse maintenant !

 

La Télécaster

 

Guitare électrique

Fender Télécaster Spécial édition

 

C’est la marque Fender qu’on ne présente plus, qui a lancé la première du nom en 1951 aux USA. En fait, elle est même sortit en 1950 mais s’appelait « broadcaster » au départ.

Son corps est généralement en frêne ou en aulne, un bois léger qui en fait une guitare confortable. Sa forme est relativement simpliste avec un pan coupé, et l’autre à peine coupé.

Les tout premiers modèles n’avaient qu’un seul micro au niveau du chevalet. Très vite, les modèles qui ont suivit furent équipés de 2 micros à simple bobinage.

Cette guitare est appréciée pour le son « claquant » qu’elle reproduit. Elle diffuse un son clair et très riche.

Les éléments que l’on retrouve sur la Télécaster sont :
  • Un corps plat découpé dans une « planche »
  • Un manche vissé en érable
  • Un chevalet à 3 pontets
  • Une plaque de protection
  • 2 potentiomètres
Points forts :
  • Un son clair très riche
  • Une bonne attaque des cordes
  • Pas très lourde
  • Manche confortable
Points faibles :
  • Rendu passable dans les sons saturés (distorsion, overdrive)
  • Manque de polyvalence
A recommander pour :

Une guitare électrique à recommander pour faire de la scène ou du studio. Les styles de musique ou elle excelle sont le reggae, le rock et le blues.

Si vous êtes adeptes du jeu rythmique et des sons clairs et claquants, la Télécaster est faite pour vous !

 

La Stratocaster

 

Guitare électrique

Fender Stratocaster

 

C’est le style de guitare le plus populaire de tous les temps. La forme spécifique des stratocaster et son électronique est largement répandue par de nombreuses marques.

La première à voir le jour était également une Fender. C’est en 1954 que les premiers modèles ont vu le jour aux USA. La stratocaster fût alors l’évolution de la télécaster.

Avec son corps en frêne ou en aulne, la stratocaster est relativement légère et est donc privilégié pour les concerts.

Avec ses 2 pans généreusement coupés, elle facilite l’accès aux notes les plus aigües. C’est ce qui en a fait une guitare très appréciée des meilleurs guitaristes solistes comme Jimi Hendrix ou Eric Clapton.

Son électronique est composé de 3 micros à simple bobinage qui lui donne un son équilibré. Un sélecteur 5 positions permettant de basculer entre les micros. Les potentiomètres sont bien souvent au nombre de 3.

Une particularité est son système de chevalet avec vibrato. C’est la petite manette que l’on voit qui sert à détendre les cordes. Un effet recherché en live par certains guitaristes.

C’est une guitare très polyvalente capable de briller dans de nombreux styles de musique. Son son est réputé pour être brillant et équilibré.

Les éléments qui la compose sont :
  • Un corps léger en frêne ou en aulne
  • 2 pans coupés avec facilité d’accès aux notes aigües
  • 3 micros à simple bobinage
  • Un chevalet à vibrato
  • 3 potentiomètres et et sélecteur 5 positions
Points forts :
  • Sa légèreté
  • Sa polyvalence
  • Le son brillant et équilibré
  • Son prix
Points faibles :
  • Micro chevalet souvent un peu « terne »
  • Son manquant de punch et d’agressivité
A recommander pour :

De par sa grande polyvalence, la stratocaster peut convenir dans de nombreux styles de musique. Cependant, elle est appréciée pour jouer du reggae, rock, pop-rock, et même hard rock.

Pour le métal en revanche, on lui reprochera son manque d’agressivité dû aux micros à simple bobinage.

A privilégier si vous êtes souvent en déplacement pour des concerts car sa légèreté est très appréciable. Si vous avez un jeu de guitare qui tend plutôt vers les solos, elle vous correspondra parfaitement grâce à sa facilité d’accès à toutes les notes aigües.

 

La SG

 

Guitare électrique

Gibson SG

 

La SG (Solid Guitar) est née aux USA en 1961. C’est la firme Gibson Guitar Corporation qui a fabriqué les premiers modèles.

C’est une guitare « solid body ». Ce qui signifie tout simplement qu’elle a un corps plein sans caisse de résonance. Son poids est donc supérieur.

Sa forme se distingue par ses 2 pans biseautés en forme de cornes de Belzébuth. C’est la guitare légendaire du rock bien gras et du hard-rock.

Côté électronique, on trouve 2 micros à double bobinage qui apportent un son agressif et puissant.

Elle possède un manche collé au corps. Ce qui lui offre un sustain (résonance, prolongement des notes) supérieur aux manches vissés. Une particularité des SG aussi, c’est la barre de réglage du manche appelée « truss rod » en anglais. Elle permet de redresser le manche en fonction de la tension des cordes et des variations.

Elle est équipée d’un chevalet et d’un cordier fixe. Le chevalet de type tune’o’matic offre un réglage plus précis.

Les éléments qui la compose sont :
  • Corps plein en acajou avec 2 cornes de Belzébuth
  • Manche collé avec barre de réglage
  • 2 micros à double bobinage
  • 4 potentiomètres
  • Un sélecteur 3 positions
Points forts :
  • Un son puissant
  • Un sustain intéressant
  • Son chevalet pour des réglages précis
  • Bon accès au bas du manche
Points faibles :
  • Son poids
  • Mécaniques qui ne tiennent pas toujours bien l’accordage (pour les entrées de gamme)
  • Son clair moins riche
A recommander pour :

Pour les hard-rockeurs bien évidemment ! C’est vraiment le son qu’elle retransmet le plus fidèlement. Les amateurs de ACDC et de Angus vont être comblés.

Elle offre un son assez chaud et porté sur les graves. C’est en distorsion que les micros prennent pleinement leur place. Aussi bien pour les solos que les rythmiques.

Le petit bémol est quand même son poids. Si vous voulez vraiment faire de la scène avec, optez pour une sangle assez large et en cuir. Le confort en sera nettement amélioré.

 

La Les Paul

 

Guitare électrique

Epiphone LP standard

 

L’élégante Les Paul en a séduit plus d’un (dont moi d’ailleurs ^^).

C’est Gibson également qui a sortit les premiers modèles en 1952 (le même que celui sur la photo qui est une copie fabriquée par Epiphone).

On la distingue par son pan coupé seulement d’un côté. Son corps, comme la SG, est un corps plein en Acajou. Sa particularité est son corps avec un effet bombé assez prononcé.

Son manche est collé et offre un très bon sustain. Les vibrations des cordes se font nettement ressentir à travers son corps plein. Ce qui lui donne un style de jeu particulier.

Au niveau de l’électronique elle est équipée de 2 micros à double bobinage appelés « humbuckers », qui délivrent un son puissant dans les graves.

Pour les réglages on trouve 4 potentiomètres (2 par micro) et un sélecteur 3 positions.

Elle est moins polyvalente. C’est la guitare des rockeurs et des sons saturés par excellence. Ses micros offrent un son rond et chaud, et riche dans les graves. Cependant, son sélecteur 3 positions permet d’obtenir un son clair intéressant en sélectionnant uniquement le micro du chevalet.

Les éléments qui la compose sont :
  • Un corps plein en acajou avec effet bombé
  • Un manche collé offrant un bon sustain
  • 2 micros humbuckers à double bobinage
  • 4 potentiomètres
  • Un sélecteur 3 positions
Points forts
  • Sa résonance
  • Le son rond et puissant (surtout en saturé)
  • Son chevalet pour des réglages précis
  • Sa robustesse
  • Son élégance
Points faibles
  • Son poids
  • Accès aux notes aigües difficile
  • Moins riche dans les sons clairs
A recommander pour :

Elle convient très bien à ceux qui ont un jeu plutôt rythmique. Si vous aimez les sons saturés également, c’est là qu’elle excelle.

En revanche vous risquez d’être déçu si vous aimez vous balader dans les aigües pour des solos. En effet, l’accès est difficile.

Tout comme la SG, elle est assez lourde. Si vous faites de la scène donc, choisissez une bonne sangle qui soit confortable.

 

La Hollow Body

 

Guitare électrique

Gibson Hollow Body

 

Sortie dans les années 30 et popularisée par Gibson, ce sont les guitares privilégiés des amateurs de jazz.

A partir de 1958, gibson a sortit les premières « semi-hollow body ». Ce qui a permis de limiter un sustain trop important qu’avec une caisse entièrement creuse, et de réduire l’effet de larsen.

Elles sont facilement reconnaissables grâce à leurs « ouïes » sur le corps. C’est un corps creux que l’on trouve et qui en fait sa particularité. Elle existe en un seul pan coupé, ou en double pan coupé.

Son manche est collé et laisse un sustain important. Il est bien souvent assez fin comparé aux autres styles de guitare.

Côté électronique, on trouve 2 micros à simple ou double bobinage selon les modèles. Les micros offrent un son rond, chaud et riche en clarté.

On y trouve 4 potentiomètres (2 par micro) et un sélecteur 3 positions.

C’est une guitare qui convient surtout pour les sons jazz et clairs. Les sons saturés et overdrive ne lui vont pas du tout en raison d’une résonance qui vient gâcher la saturation.

Les éléments qui la composent sont :
  • Un corps en acajou percé d’ouïes sur les côtés
  • Un manche collé et fin
  • 2 micros à simple ou double bobinage
  • 4 potentiomètres
  • Un sélecteur 3 positions.
  • Un chevalet avec cordier flottant
Points forts :
  • Pas très lourde
  • Un son rond, chaud et très clair
  • Un sustain intéressant
Points faibles :
  • Le sustain difficile à maitriser
  • Le manche fin peu accessible aux gros doigts
A recommander pour :

Clairement pour les sonorités jazz. C’est d’ailleurs pour ce type de son qu’elle a été créée.

Elle peut convenir dans les styles de musique aux sons clairs et naturels. Mais à fortement déconseiller pour des sons saturés.

 

En conclusion…

 

Je tiens à préciser tout d’abord que je n’ai pas présenté les guitares spéciales de type métal et moderne. N’ayant pas encore assez de connaissances sur ces dernières, je préfère m’abstenir. Cependant, dès que j’en sais un peu plus, je ne manquerais pas de venir le rajouter dans cet article 😉

J’espère que cet article vous aidera à répondre à la question quelle guitare électrique choisir. Vous aurez au moins les informations de base pour savoir ce qui pourrait vous convenir.

Bien évidemment il y a un critère dont je n’ai pas parlé qui est le prix. On n’a pas tous la chance de pouvoir se payer des guitares à 1.000€. D’une manière générale, les stratocaster sont bon marchés. Les Les Paul et les hollow body sont plus onéreuses.

Maintenant je vous souhaite de choisir celle qui saura vous faire vibrer 🙂

Musicalement.

 


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7 étapes pour réussir un solo de guitare

7 étapes pour réussir un solo de guitare

Personne ne reste insensible à un solo de guitare de Jimi hendrix. Ou encore de Mark Knopfler sur Sultan of Swing de Dire Straits. Les solos de guitare, quand ils sont bien posés, provoquent de multiples émotions aux auditeurs.

Mais lorsqu’on débute à la guitare, on est plutôt du genre à enchainer 2 ou 3 notes sur 1 voir 2 cordes. Et à la même vitesse qu’un escargot grimpant une forte pente. Eh oui, ça frustre, et on aimerait pouvoir se balader sur le manche au feeling comme la plupart des bons guitaristes.

Patience ! Vous allez voir qu’avec un peu d’entrainement on peut commencer à bien s’amuser sur nos cordes 😉

Avant de rentrer dans les différentes étapes qui composent cet article, petit rappel de la position des doigts :

 

manche guitare

 

Il est important de garder cette position et de s’y tenir. Vous avez une amplitude de 4 cases (4doigts). Chacun de vos doigts est attribué à une case.

Bon d’accord je l’avoue, je donne ce conseil pour pas que vous fassiez la même erreur que moi.

J’ai eu la mauvaise habitude de commencer à faire des solos avec 2 doigts seulement (index et annulaire). Sauf que j’ai finit par être complètement bloqué dans mon apprentissage. Il a donc fallu désapprendre mes automatismes pour ré-apprendre avec la bonne position.

Eh bien croyez-moi que c’est pas de la tarte ! Alors SvP, ne faites pas la même connerie 🙂

 

1ère partie : commencer votre premier solo de guitare

 

 

1- Improviser sur une chanson (ou backing track)

 

Commencer directement par réciter une tablature sans en comprendre la mélodie, ce n’est pas conseillé. Je conseille 2 options :

Écouter une chanson que vous connaissez :

Lancez en boucle une chanson que vous aimez bien et qui comporte un solo réalisable pour votre niveau. Essayez ensuite de reproduire le solo à l’oreille. Inutile vous l’aurez compris de commencer avec l’intro de I’m going home des Ten Years After :

 

 

Ecouter une backing track :

Une backing track, c’est un morceau sans parole et généralement basé sur un ou deux accords seulement. Idéal pour s’entrainer à improviser par-dessus. L’idée est de tester les notes qui sonnent bien et d’essayer de mémoriser un peu les combinaisons qui reviennent souvent. Tapez backing track sur youtube, le choix est immense.

 

2- Trouver le ou les accords, et la gamme à utiliser

 

C’est important de connaître les accords utilisés dans la chanson. Cela vous aidera à savoir sur quelles cases vous positionner, et que votre solo de guitare sonne juste.

Essayez de gratter quelques accords en même temps que la chanson pour trouver les bons. Une fois que vous avez déterminez le premier accord d’un couplet ou d’un refrain, positionnez-vous sur la première note qui forme l’accord.

La gamme pentatonique :

Ensuite, je vous conseille d’utiliser la gamme pentatonique mineure pour commencer. A partir de la première note de l’accord, vous allez partir sur cette gamme et écouter si cela sonne juste et est en phase avec votre morceau.

N’hésitez pas à consulter l’article sur la gamme pentatonique mineure, afin de bien comprendre les bases.

Une chose à retenir c’est de ne pas aller trop vite au début. Et puis vous savez, les plus beaux solos de guitare ne sont pas forcément les plus rapides, au contraire.

3- Retranscrire votre solo sur papier

 

Après avoir passé pas mal de temps à chercher un solo potable en vous promenant sur votre gamme pentatonique, tracez 6 lignes parallèles sur une feuille. Cette ligne correspondra à vos 6 cordes (comme sur une tablature).

Inscrivez ensuite votre solo en écrivant les chiffres correspondant aux cases, sur les lignes.

 

4- S’entrainer à jouer le solo

 

Maintenant, entrainez-vous à jouer votre solo de guitare. Jouez le d’une manière assez simple au début.

Une fois que vous êtes plus à l’aise, essayez des variantes dans le jeu. Vous pouvez par exemple jouer une note sur deux. Ou encore le jouer à l’envers, ou même 2 coups sur chaque note.

Bref, entrainez-vous à le jouer de différentes manières, et à augmenter progressivement votre vitesse.

Dites-vous que votre solo de guitare est comme une histoire que l’on raconte. Pour pouvoir captiver, il faut qu’il y ai des variations dans le rythme. Comme quand une personne parle devant une foule, il faut mettre de la variation dans l’intonation sous peine de ne plus se faire écouter.

Il doit également y avoir du suspense. Pour créer cet effet, il est utile de marquer des temps d’arrêt juste après une note avec une haute intonation. Comme lorsque l’on pose une question. Le fait de marquer ce temps d’arrêt provoque à l’auditeur une envie de connaître la suite.

Votre solo de guitare est comme une phrase que vous chantez !

 

2ème partie : Utiliser des techniques pour embellir votre solo

 

5- Utiliser le Hammer on

 

Le hammer on consiste à jouer une note au médiator, et aussitôt après plaquer un doigt fort sur une autre note sans donner de coup de médiator. Une petite vidéo sera plus explicite :

 

 

Cette technique apporte une fluidité au solo de guitare. Utilisé à bon escient et pas de manière excessive, le hammer on deviendra très vite votre ami.

 

6- La technique de l’aller-retour au médiator

 

Avec cette technique, on commence à entrer dans la cour des grands 🙂

Si elle peut paraitre très compliqué au début, c’est une technique qui s’apprend assez rapidement au final. Personnellement j’ai commencé à travailler cette technique assez récemment (1an et demi), et j’arrive à la maitriser mais à une vitesse modérée.

Je vous conseille de regarder cette vidéo qui explique très bien ce qu’est l’aller-retour et les bases à connaitre :

L’aller-retour permet de gagner considérablement en vitesse. En jouant les notes simplement en faisant des « aller », on se retrouve vite bloquer arrivé à une certaine rapidité.

On obtient également une fluidité dans le jeu, et votre solo sonne plus naturel. Pour bien mémoriser et progresser l’aller-retour, appliquez-le à chaque fois que vous voulez faire un solo. Oubliez votre ancienne technique tant que vous n’aurez pas bien intégré celle-ci.

D’ailleurs, n’hésitez pas à faire un petit exercice de descente de gamme en aller-retour. Faites-le au début de votre session de guitare, et à la fin.

7- Technique du Pull-Off

 

Le Pull-Of ressemble un peu au hammer-on. En fait, c’est l’inverse du hammer-on. Il peut être utilisé en alternance avec son frère le hammer-on, et combiné à d’autres techniques.

Explication :

 

Il y a plusieurs dizaines de techniques à la guitare, mais pour débuter il serait contre-productif de vouloir en apprendre beaucoup. Concentrez-vous sur celles que je vous ai présenté dans un premier temps.

Quand vous arriverez à les maitriser, je vous invite à consulter cet article vidéo du site guitare facile. Vous pourrez alors apprendre 40 techniques si vous en avez le courage et la motivation 😉

 

A vos guitares !

 

Quoi vous êtes encore là ?

Fuyez et chopez votre guitare au plus vite pour commencer à maitriser votre solo !

Et retenez bien que c’est en voulant aller plus vite que la musique qu’on a le plus de chances de ne pas progresser.

Musicalement.

 


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Comment bien choisir son micro ?

Comment bien choisir son micro ?

Vous souhaitez enregistrer votre belle voix ? Ou alors enregistrer le son de votre guitare ? Ou bien vous cherchez un micro de scène pour repiquer le son de votre ampli ? Bien choisir son micro implique d’abord de connaître les différents types de micros qui existent et l’utilisation qu’on veut en faire.

Quand on cherche à acheter un micro, il est facile de se perdre à travers les différents modèles et leurs caractéristiques. Pour bien choisir son micro, commencez par lire cet article qui va vous détailler les différents modèles et pour quelle utilisation.

 

Choisir son micro en fonction de l’utilisation souhaitée

 

Avant toute chose, il faut déjà savoir qu’est-ce que vous voulez faire de votre micro. On achète pas le même modèle si on souhaite enregistrer sa voix et si on veut capter le son de sa guitare.

Ensuite, il vous faut savoir si c’est plutôt pour une utilisation en studio (ou chez vous), ou pour des prestations sur scène. La encore, les paramètres à prendre en compte vont changer.

Choisir son micro commence donc par déterminer votre utilisation.

Une fois que vous savez bien ce que vous voulez en faire, viens la question de où l’acheter.

 

Où acheter son micro ?

 

Il y a 3 possibilités :

  • Sur internet : C’est la solution que je préconise. Après avoir acquis une bonne connaissance du marché des accessoires de musique, je peux dire que la différence de prix sur internet, pour la même qualité, est assez énorme. Bien sûr, certains préfèreront essayer le micro en question. Sur internet, on a juste les commentaires pour se faire une opinion.
  • En magasin : Les magasins de sonorisation proposent souvent plus de choix que les magasins d’instruments. L’avantage étant que vous pouvez tester le produit directement et demander conseil au vendeur sans passer par boite e-mail comme sur internet. Le SAV est facilité également, en particulier si le magasin est proche de chez vous. En contrepartie, les prix sont plus élevés.
  • Petites annonces : La dernière option est intéressante au niveau budget, à condition de faire attention lors de l’achat afin de ne pas se faire avoir. Le site Leboncoin par exemple que l’on ne présente plus, possède un gigantesque nombre d’annonces dans la catégorie image et son ainsi que celle des instruments de musique. On peut facilement dénicher un produit en parfait état, et à moitié prix.

 

Quel type de micro choisir ?

 

Voyons maintenant les différents types existant pour bien choisir son micro.

 

Le micro dynamique

 

 

micro dynamique

Le légendaire SM57 de Shure

 

On va commencer par les micros dynamiques. Ces micros fonctionnent avec un système de gros aimant et d’une bobine enroulée autour. Ils sont particulièrement résistants, que ce soit en termes de résistance aux chocs, que d’exposition à de très hauts niveaux sonores.

Et en plus, un autre gros avantage, c’est leur prix qui est peu élevé comparé à d’autres types de micros.

Le micro dynamique a commencé à être utilisé pour des prestations scéniques. Leur robustesse en fait un atout pour l’utilisation en live. Au fur et à mesure, son utilisation a basculé sur les enregistrements d’instruments en studio.

Ils sont particulièrement adaptés à la prise de son d’un ampli de guitare, d’une batterie, ou tout autre instrument avec un volume sonore puissant. Mais il convient également très bien pour enregistrer une guitare acoustique.

Je recommande :

Sans hésitation, pour l’avoir testé plusieurs fois, je vous recommande le micro SM57 de Shure présenté sur l’image au-dessus. Ce micro a largement fait ses preuves en enregistrement d’instruments. Il est assez polyvalent et permet d’enregistrer plusieurs types d’instruments.

Je le recommande pour la prise de son d’une guitare acoustique, d’un ampli de guitare électrique, et d’une grosse caisse de batterie. Il a une réponse en fréquence et une qualité sonore exemplaire.

 

Le micro statique

 

micro statique

Le AT2020 de Audio-Technica

 

Le fonctionnement est différent du micro dynamique. Ici ce n’est pas une bobine qui est utilisée, mais un condensateur.

Les micros statiques sont destinés à l’utilisation en studio. Leur grande sensibilité dans la prise de son n’est pas du tout adapté à une prestation live. Leur rendu sonore est vraiment superbe.

Attention cependant. Si le micro dynamique peut se brancher sur une simple carte son externe alimentée en USB, ce n’est pas le cas du micro statique. Ce dernier nécessite une carte son avec une alimentation sur secteur.

Pour l’utilisation, comme on l’a dit, c’est clairement pour du studio (home studio). Ils sont excellents pour enregistrer les voix et les instruments acoustiques (guitare, violon, flûte…).

Leur haute sensibilité en fait des micros parfois difficiles à bien positionner. Un déplacement d’un ou deux centimètres fera une différence notable dans la prise de son de l’instrument (ou de la voix).

Je recommande :

Le micro AT2020 de Audio-Technica. Son prix est vraiment peu élevé comparé à d’autres du même gabarit, et sa qualité n’est plus à démontrer. Il offre une restitution du son très bonne, que ce soit pour un instrument ou pour une voix.

L’étui de transport est fourni avec. En revanche, je recommande de prendre un anti-pop en plus si vous l’utilisez pour la voix.

 

Le micro à rubans

 

micro à rubans

Le NT2 de Rode

 

Le micro à rubans est le type de micro qui était utilisé en masse dans les années 40 à 70. Son fonctionnement est un peu similaire aux micros dynamiques, sauf qu’il y a un fin ruban en aluminium qui remplace la bobine.

Il est encore très recherché pour ses sons « vintage » et chaleureux. Mais surtout pour sa restitution sonore quasi-parfaite. Il capte le son encore plus fidèlement que le micro statique.

Ses défauts en revanche sont sa fragilité, et son coût élevé. Pour avoir un modèle vraiment bon de niveau professionnel, il faut compter dans les 1500 à 2000€.

Son utilisation est très polyvalente et il peut convenir aussi bien à l’enregistrement d’une voix que d’une guitare ou d’un ampli.

Je recommande :

La plupart de ces micros sont hors de prix. Mais il y en a quelques-uns (très peu) qui restent accessibles, sans trop sacrifier la qualité. Comme sur la photo ci-dessus, le NT2 de Rode est une bonne alternative pour les plus faibles budgets. Il faudra quand même compter le double que pour un micro dynamique.

Sa qualité reste très bonne et bien supérieur au micro statique de Audio-Technica présenté plus haut. Par contre, l’extrême sensibilité de ce micro complique la chose pour obtenir une bonne prise de son. Mais une fois que vous avez enfin trouvé l’emplacement parfait, vous ne serez pas déçu.

 

Récapitulatif

 

L’article touche à sa fin, mais un petit récapitulatif pour bien choisir son micro vous aidera à retenir toutes ses informations 😉

Pour son home-studio :

Préférez les micros statiques si vous souhaitez enregistrer votre voix ou des instruments acoustiques comme une guitare ou un violon. Ils sont plus sensibles et capteront mieux le son.

Pour des instruments au gain sonore puissant (guitare électrique, ampli, batterie), préférez un micro dynamique.

Si vous avez les moyens financiers et que vous êtes adeptes des sons vintages, le micro à rubans est fait pour vous.

Pour plus d’infos sur le matériel nécessaire en home studio, lisez l’article sur l’équipement adéquat pour composer sa musique.

Pour la scène :

Le micro dynamique est sans équivoque, le plus adapté. Il est robuste et évitera de capter les sons aux alentours. Vous pouvez l’utiliser pour la voix, et également pour repiquer le son sur un ampli, ou directement pour une batterie.

J’espère vous avoir éclaircit dans vos questions pour choisir son micro 🙂

PS : Les liens de cet article redirigeant sur la page de vente des micros sont des liens affiliés. Ce qui signifie qu’une commission de 5% nous est reversée sur chaque vente. Bien évidemment cela n’a aucune incidence pour vous sur le prix de vente. Cela nous permet en revanche de couvrir les frais de gestion du site, et de le faire évoluer au mieux.

Musicalement.

 


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Connaitre et maitriser les accords barrés à la guitare

Connaitre et maitriser les accords barrés à la guitare

Je sais très bien que les accords barrés sont redoutés des débutants à la guitare. C’est pourquoi j’ai décidé d’en faire un article pour éclaircir tout ça, et vous donner quelques conseils pratiques.

On commencera par faire une présentation des principaux accords barrés, afin de connaitre leurs positions sur le manche. Ensuite je vous expliquerais comment les apprendre sans vouloir abandonner au bout de 15 minutes 😉

Connaitre les accords barrés et la position des doigts

 

Une chose positive avec ces accords, c’est qu’une fois que vous connaissez le peu de positions (au niveau doigté) qu’il y a, vous n’avez plus qu’à bouger sur le manche pour changer d’accords.

On va voir tout de suite comment les reconnaitre avec une astuce perso que j’utilise tout le temps.

 

Les accords barrés majeurs et mineurs

 

Je vous dévoile ma façon de faire pour se rappeler si un accord barré est mineur ou majeur.

Tout ça va dépendre si c’est un accord « en haut » ou un accord « en bas ». Vous allez comprendre tout de suite avec les exemples qui suivent.

Accords en haut

 

Accords guitare

FA majeur et FA mineur barré

 

On remarque qu’il y a un doigt en moins sur le FA mineur. Récapitulons la position des doigts en nous référençant sur les numéros :

1- L’index barre les 6 cordes.

2- Le majeur se pose 1 case après l’index sur la corde de SOL (uniquement pour le FA majeur)

3- L’annulaire se cale 2 cases après l’index sur la corde de LA.

4- L’auriculaire se place juste en dessous en corde de RE.

Ce sont des accords en haut car l’annulaire et l’auriculaire sont sur la 2ème et 3ème corde (en partant de la plus grave).

A retenir pour les accords en haut :

Si votre majeur (le doigt ;)) est placé, c’est un accord majeur. Si il n’est pas utilisé, c’est un accord mineur.

Accords en bas :

 

Accords guitare

SI majeur et SI mineur barré

 

Ce qu’on peut constater d’entrée, c’est que c’est un peu l’inverse de l’accord en haut. Il y a cependant une petite variante.

Si on commence par le SI mineur à droite, en regardant les doigts on voit que l’annulaire et l’auriculaire sont descendus d’une case. Le majeur aussi dans le cas d’un accord mineur. C’est ce que j’appelle une position « en bas ».

Le SI majeur est un peu différent car le majeur, l’annulaire et l’auriculaire se place « en escalier ». Mais on remarque bien que les 2 accords sont décalés d’une case vers le bas par rapport aux accords en haut.

A retenir pour les accords en bas :

Ici c’est un peu différent. Si votre majeur est positionné au-dessus l’annulaire et l’auriculaire, c’est un accord majeur. Si celui-ci est placé en dessous et excentré, c’est un accord mineur.

Vous avez seulement ces quelques positions de doigts à retenir. Pour changer d’accords, il vous suffit de soit de vous déplacer d’une ou plusieurs cases. Ou bien de passer d’un accord en haut à un accord en bas.

Quelques positions d’accords barrés

 

Voici 2 tableaux avec les accords principaux en majeur et en mineur :

tableau accord guitare

Accords barrés majeurs

 

accords guitare

Accords barrés mineurs

 

Si vous voulez des accords ouverts, allez consulter cet article ou encore celui-ci !

 

Maitriser les accords barrés (sans ce casser la main)

 

Maintenant, le plus dur c’est de se délier les doigts. C’est totalement normal que l’on galère au début, et je sais de quoi je parle (ma main gauche s’en rappelle encore…).

Ce qu’il faut retenir avant tout, c’est de ne pas hésiter à s’arrêter si vous ressentez une douleur trop forte au niveau de la main. Vos muscles n’étant pas encore habitués à travailler dans ces positions, vous risquez une tendinite en forçant trop.

Autre chose, suivant le type de guitare que vous utilisez, les barrés peuvent être plus ou moins difficiles à rentrer. J’ai personnellement appris la guitare sur une classique, et il faut avouer que l’apprentissage des accords barrés sur une classique, c’est pas de la tarte.

Alors qu’une folk ou une électrique sont plus simples pour commencer. Vous l’aurez compris, c’est dû essentiellement à la largeur du manche. Mais si vous commencez avec une classique, dites-vous que quand vous saurez maitriser, vous pourrez rentrer n’importe quel accord sur les autres guitares 😉

 

Se délier les doigts

 

Il faut donc commencer par entrainer nos doigts pour qu’ils forcent moins lorsque l’on veut plaquer un accord. Pour ça, il y a un petit exercice quotidien qui m’a beaucoup aidé plus jeune.

Les étirements :

Ce qui est bien, c’est que vous pouvez le faire partout et n’importe quand. Cela consiste à prendre vos doigts d’une main avec l’autre, et tordre vos doigts dans tous les sens (faites pas les bourrins non plus).

Écartez-les, fléchissez-les, bref, faites leur faire du sport. Prenez l’habitude d’adopter cet étirement chaque fois que vous ne faites rien. Par exemple dans une salle d’attente chez le médecin, chez vous en regardant la TV, en cours de mathématique devant un prof ennuyant… N’importe où et n’importe quand !

Exercice sur guitare :

Prenez la position classique des doigts sur une guitare comme ceci :

manche guitare

 

Positionnez les sur la corde de MI grave (pas comme sur la photo). Ensuite on va descendre jusqu’à la dernière corde de MI aigüe en faisant sonner 4 notes par corde.

Exemple :

1ère corde (mi grave) : index, majeur, annulaire, auriculaire

2ème corde : index, majeur, annulaire, auriculaire

3ème corde : etc…

Tout doucement au début, et puis quand vous commencez à être à l’aise, accélérez un peu. Tant que les notes ne sonnent pas clairement et proprement, n’accélérez pas.

Faites cet exercice à chaque début et fin de session avec votre guitare. A force, vos doigts vont nettement gagner en souplesse, et les accords barrés poseront moins de soucis.

 

Plaquer ses accords par étapes

 

Je ne le répèterais jamais assez… Le secret d’un bon apprentissage est d’y aller par étapes. Fixez-vous de petits objectifs.

Commencez par seulement poser votre index afin de barrer les 6 cordes. Et commencez sur la case 5 ou 7 au début.

Pourquoi ? Eh bien simplement car les cases sont moins grandes en bas du manche.

Placez un 2ème doigt quand vous maitrisez le barré avec l’index. Entrainez-vous jusqu’à ce que les cordes sonnent proprement, puis rajoutez un doigt.

Le but étant d’habituer votre main petit à petit. Si vous essayez tout d’un coup et forcez comme un malade, vous allez épuiser votre main et finir par abandonner. Ce serait contre-productif.

 

Pour finir…

 

C’est la fin de ce petit tuto, j’espère qu’il aidera les débutants à reconnaître les accords barrés, à savoir comment placer les doigts, et à réussir à les plaquer sans trop forcer 😉

C’est toujours une étape importante la réussite des accords barrés dans l’apprentissage de la guitare. Dites-vous que le jeu en vaut la chandelle et que ça va vraiment élargir votre jeu de guitare.

Allez-y progressivement et par petites étapes. Vous apprendrez bien plus vite !

A bientôt les musicos 🙂

Musicalement.

 


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Comment composer une chanson ?

Comment composer une chanson ?

Un petit tutoriel mes amis musicos pour vous expliquer comment composer une chanson de manière efficace. On va découvrir ensemble les différentes étapes essentielles à la création d’une belle chanson. Vous êtes prêts ? Alors c’est partit !

Quelle joie de pouvoir composer sa propre chanson et la faire écouter à vos amis et votre famille. Et même au monde entier grâce au web. C’est un sentiment de fierté et qui provoque un gain de confiance en soi (quand la chanson est bien et qu’elle plait à l’entourage…).

Oui mais avant d’en arriver là, vous butez toujours au commencement, en ne sachant pas par où commencer. Comment je le sais ? Eh bien parce que je suis passé par là 😉

On peut débuter la composition de n’importe quelle manière, et ça c’est déjà un point rassurant. Je ne sais plus qui disait « Si tu ne sais pas par où commencer, commence n’importe où ».

Je vais vous présenter les étapes de la composition, dans l’ordre que moi je les applique le plus souvent. Vous pouvez bien sûr commencer par l’étape que vous voulez, suivant vos préférences.

 

Joueur de piano

 

Comment composer une chanson en 4 grandes étapes :

 

Voici sans plus tarder, 4 grandes étapes dans la composition d’une chanson (à suivre dans n’importe quel ordre) :

 

1- Écrire les textes

 

A moins que vous composiez une musique électronique ou sans parole, l’écriture des textes est une étape importante.

Certains commencent par écrire les textes, d’autres ont besoin d’avoir une base mélodique pour ça. C’est un choix personnel, et il n’y a pas une méthode plus efficace que l’autre.

Pour écrire des textes de qualité et qui soient cohérents, il est important de structurer ceux-ci.

Trouver un thème :

C’est le point de départ si vous vous demandez comment composer une chanson. Ou plutôt comment écrire une chanson.

Il est plus simple d’avoir de l’inspiration sur un thème qui vous tiens à cœur, et qui fait naitre en vous des émotions. La chanson n’en sera que plus captivante et humaine.

Une fois que vous avez trouvé votre thème, il existe une astuce que j’utilise personnellement. Elle consiste à écrire sur une feuille tous les mots qui vous font penser à ce thème. Qu’il y en ai 20 ou 50, peu importe, notez ce qui vous vient naturellement.

Une fois ces mots écrits on passe à la suite :

Écrire son refrain :

Avec les mots écrits précédemment, vous allez retenir ceux qui sont les plus représentatifs du thème selon vous.

Ensuite, écrivez un refrain en utilisant ces mots. Il peut y avoir des rimes, mais toutes les chansons n’en ont pas, à vous de voir.

Écrire les couplets :

Maintenant il vous reste à trouver une histoire cohérente à votre chanson. Pour cela, servez-vous des mots qu’il vous restent. Il n’est pas obligatoire d’incorporer tous les mots, ceux-ci sont là uniquement pour vous fournir l’inspiration.

De même, vous pouvez reprendre un mot du refrain dans un couplet. Évitez juste de reprendre le même mot trop souvent.

Pour les rimes, c’est au choix.

 

stylo plume

 

2- Trouver un enchainement d’accords

 

Ici on entre directement dans la composition musicale. Mais comment composer une chanson avec des accords qui sonnent bien ?

Eh bien en testant ceux-ci, en écoutant les enchainements pour savoir si les tonalités vont bien ensemble.

A noter que l’on n’utilise pas forcément les mêmes accords au couplet qu’au refrain. Il y a parfois ce que l’on appelle un « pont » également (passage ponctuel sur 1 ou 2 autres accords à la fin d’un couplet).

Le couplet :

Il faut déjà déterminer les accords qui sonnent bien et qui vous parlent. Ensuite, voir combien d’accords. 2 accords ? 3 accords ? 4, 5, 6…

Il y a des chansons qui n’ont qu’un seul accord pour leur couplet (oui), et d’autres qui vont jusqu’à 8 accords. A vous de juger, et surtout de vous adapter à votre texte si vous l’avez déjà écrit.

Le refrain :

Pour le refrain, il peut être intéressant de reprendre 1 ou plusieurs accords du couplet, et en rajouter un ou plusieurs nouveaux. A condition que l’ensemble reste cohérent à l’oreille.

Le refrain peut très bien être sur 2 accords uniquement. Retenez tout de même que c’est bien souvent le refrain que l’on retient le mieux dans une chanson. Il est donc préférable de soigner celui-ci, et utiliser un enchainement d’accords pas trop compliqué.

Les ponts :

Les ponts ce sont ces courts passages souvent à la fin d’un couplet, ou l’on bascule sur 1 ou 2 nouveaux accords, avant de reprendre le cours normal de la chanson.

Il peut être utilisé pour répéter une phrase en fin de couplet en utilisant une variante dans les accords, par exemple.

 

main guitare

 

3- Trouver une mélodie accrocheuse

 

OK. On a nos textes, nos accords… Il nous manque un truc qui fait souvent la différence…

Une mélodie qui déchire tout !

Par exemple un riff de guitare en fin de refrain. Ou encore un accompagnement pendant le couplet. Une mélodie peut être réalisée de différentes manières.

Avec la voix :

Eh oui, lorsque l’on chante, on reproduit une mélodie bien spécifique. C’est ce qui embellit la chanson et notre grille d’accords en reproduisant des variations dans les tonalités.

Avec un instrument :

Pour l’exemple, prenons la guitare.

Une méthode efficace pour trouver un bon solo ou riff de guitare, c’est de reproduire la mélodie de notre chant. Une fois que vous avez réussi à reproduire à peu près les mêmes notes, vous pouvez modifier 2-3 notes pour personnaliser votre mélodie.

 

4- Enregistrer la chanson

 

Quand on se demande comment composer une chanson, on ne pense pas toujours à l’étape de l’enregistrement. Et pourtant si vous n’enregistrez pas votre travail, tous vos efforts ne seront pas récompensés. Et surtout, vous ne pourrez pas faire écouter le fruit de vos heures de composition.

Lorsqu’on débute, on n’a pas forcément tout l’attirail d’équipements pour s’enregistrer proprement. Ce n’est pas très grave, l’important est d’avoir une trace de votre chanson, il faut juste que le son soit correct et un minimum propre.

Pour cela je vous invite à consulter mon article sur comment enregistrer une guitare électrique sur PC ou encore le matériel de base pour composer.

Le top est d’utiliser un logiciel d’enregistrement multi-pistes, ainsi qu’un micro pour enregistrer la guitare et la voix. Vous pourrez ensuite enregistrer chaque étape séparément (couplet, mélodie, chant) et avoir plus de contrôle sur votre chanson.

 

enregistrement

 

Quelques conseils pour conclure :

 

Avant de nous quitter, j’ai quelques conseils à vous donner :

Tout d’abord, ne négligez pas l’environnement dans lequel vous allez composer. Que ce soit pour écrire vos textes ou pour jouer vos accords. Il est important d’avoir un espace clos, sans bruits extérieurs, et sans distractions pouvant nous déconcentrer.

Ensuite, n’hésitez pas à fredonner un air sans vraiment chanter pour trouver une mélodie à votre morceau. Utile si vous commencez par jouer les accords avant d’écrire.

Enfin, dites-vous pour vous rassurer qu’en entreprenant un tel travail qu’est la composition, vous commencez à entrer dans la cours des pros 🙂

J’espère que j’aurais répondu à la question comment composer une chanson. Si vous avez des questions ou des suggestions dans ces méthodes, rendez-vous ci-dessous dans les commentaires 😉

Musicalement.

 


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